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Un Mandrinot en Cévennes

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Nous étions vingt ou trente,

Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc,
À la mod' des,
Vous m'entendez ?
Tous habillés de blanc,
A la mod' des marchands

Je connaissais bien cette chanson, mais je ne me doutais pas que j’y étais, modestement certes, présent tout au moins par ma filiation avec l’un de mes lointains ancêtres.

C’est en retrouvant les membres de ma famille suite à une recherche généalogique de l’un d’entre eux, que m’a été contée l’histoire de ce Loridon.

Il faisait donc partie de cette bande de contrebandiers, qui ont défrayé la chronique  dirigé par la célèbre Mandrin.

Et, comme on les nommait couramment à l’époque, c’était un « Mandrinot »

Ceci est parfaitement certifié cis dessous, dans une pièce historique :

-         « Le mémoire du 24 septembre 1754» contient la liste des soixante contrebandiers dont le gouvernement français demande au Roi de Sardaigne l'arrestation et la remise à la France.

État du signalement de plusieurs contrebandiers accusés d'assassinats, meurtres et autres faits graves décrétés par la commission du conseil établis à Valence en Dauphiné dont :

…André Loridon du lieu de St-Pierre a une lieue des Échelles en Savoye, garçon tailleur âgé d'environ 31 ans… »

En 1754, Mandrin, commande des centaines d'hommes, dont ce cousin André.

Il va organiser six campagnes de contrebande achetant en Suisse et en Savoie des marchandises, surtout du tabac et des étoffes, qu'il vend sans taxes, avec le succès que l’on imagine.

Les fermiers généraux, actuellement nos trésoriers-payeurs, sont furieux et malgré les menaces de représailles sévères après de ceux qui achètent ces produits jugés ainsi illégaux, ne peuvent en venir à bout.

Il faudra une intervention des « Forces spéciales» de l’époque pour le capturer en violant la frontière de la Savoie qui n’était pas encore française, et le traduire en justice promptement. Il sera roué vif en place de Valence.

Mais André Loridon lui ne sera pas pris et finira ses jours oublié  et tranquille.

Cette histoire pouvant être aujourd’hui parfaitement d’actualité m’a donné l’envie de raconter, sous forme d’un roman, la vie d’un Mandrinot qui ayant quitté son patron, lors du passage de la bande à Rodez, à finit pas faire souche en Cévennes, pays de refuge pour de nombreux rebelles et pourquoi pas de celui là.

Je vais profiter de mon été cévenol pour le mettre en pages et,

qui sait, vous donner rendez-vous au printemps 2018.

 

 

 



01/04/2017
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