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Le mérou de l'ïle Rousse

À Bandol, le mérou de l’île rousse.

Hier matin, en balade au gros Cervo, avec un temps clair exceptionnel, je n’ai pu me retenir devant le paysage que l’on découvre au sud et réalisé quelques clichés.

Toutes ces images sont chargées de souvenirs. Ainsi, quand je suis arrivé à mettre l’Île Rousse dans mon objectif, il m’est revenu en mémoire l’histoire du jeune mérou à la pointe sud, coté ouest.

île rousse.JPG

Je le croisais souvent lors de mes parties de chasse sous-marine. Ne dépassant pas cinq kilos, de chair tendre, il était de la taille parfaite pour un repas entre amis.

Malgré son jeune âge, il était averti de notre voisinage dangereux et certainement très intelligent ayant survécu surtout dans des fonds ne dépassant pas cinq mètres.

Mérou ile rousse.jpg

Sa méthode était simple, droit sur sa queue tranquille, il vous regardait passer et lorsqu’il jugeait la distance devenue dangereuse, il se propulsait dans son trou voisin vous laissant à l’entrée un nuage de sable obscurcissant les lieux.

Un réflexe qui m’avait incité à le respecter et à l’enlever de mon tableau de chasse et de mon désir culinaire de le préparer en tranches savoureuses à la niçoise.

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Surtout que lorsqu’il était dans son refuge il se collait dans une faille du plafond, donc ne pouvant être tiré convenablement. Le mérou, il faut le tirer en pleine tête sinon il se gonfle et devient souvent impossible à sortir de son trou.

J’en étais presque arrivé à lui dire bonjour en le regardant de loin sachant qu’il allait disparaître si je m’approchais.

PapFurtinuBateau.JPG

Malheureusement, un marquamaou, il y en a eu un.

Lors d’un passage suivant je ne l’ai pas vu se dorer au soleil devant son trou, dans sa grotte non plus. Et en regardant attentivement j’ai juré dans mon tuba. Il y avait là, sur le sable blanc tapissant son refuge, une bouteille en plastique portant la marque d’une eau de javel connue, amarré sur un galet.

Méthode honteuse pratiquée par certains pour faire sortir le poisson.

Ce qui n’a pas été le cas d’ailleurs. Ce brave mérou, je l’ai retrouvé mort en état de décomposition un peu plus loin, non pas fléché, mais empoisonné par le chlore.

L’imbécile n’avait même pas eu la patience d’attendre.

J’en ai parlé aux copains, personne n’était au courant, le triste sire est resté inconnu…aux dires de certains cela valait mieux pour lui ! 



26/11/2015
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